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Qui sont les ATOSS ?

Quand on parle Éducation Nationale, on pense d’abord aux personnels enseignants, et pourtant...


Pourtant d’autres personnels existent : Les ATOSS.

Notre travail n’est pas moins important, nous assurons toute la logistique et l’environnement éducatif. Nous sommes 200 000 fonctionnaires d’état, répartis dans près de 8000 établissements scolaires du second degré, 30 rectorats, 95 inspections académiques, universités, CREPS, CROUS, sur l’ensemble du territoire et les départements d’outre mer.

Nos missions sont diverses :

-  Restauration
-  Maintenance des bâtiments
-  Nettoyage des locaux
-  Accueil
-  Laboratoire
-  Administration
-  Infirmier(es)
-  Informaticiens
-  Techniciens
-  Assistants sociaux
-  Médecins psychologues

Imaginez un instant ce que serait la vie quotidienne à l’éducation nationale sans nous ?

Aujourd’hui, faute d’un niveau suffisant de créations d’emplois statutaires : mise en place d’une ARTT avec 0 emploi ; multiplication de la précarité (CES, Emplois jeunes, CEC, CAE etc...) sans formation, nos missions deviennent de plus en plus difficiles à réaliser.

Cela concerne :
-  l’accueil des enfants et des jeunes
-  l’hygiène des bâtiments des cuisines
-  la sécurité des installations, des expériences labo
-  la restauration (équilibre, diététique, coût)
-  la gestion administrative (dossier des bourses, information, relation-santé à l’école, problèmes sociaux)

C’est tout cela qui est en jeu, qu’il faut conserver, qu’il faut améliorer.

En décidant de réduire le nombre de création d’emplois le gouvernement a installé une nouvelle dégradation de nos conditions de travail et de fonctionnement des établissements scolaires.

Beaucoup de secteurs sont ainsi passés de l’orange au rouge.

Décentralisation : ou va t-on ?

Pour nous, personnels ATOSS, notre mise à disposition auprès des collectivités territoriales n’est pas qu’un problème de statut. C’est tout autre chose. C’est l’éclatement de la politique nationale d’égalité pour tous, sur l’ensemble du territoire. Chaque région et département aura à charge d’assurer les missions, qui aujourd’hui sont effectuées par l’état. Cette situation ne ferait qu’accélérer la privatisation de nos missions, soit par choix idéologique, soit par manque de moyens.

La notion de région riche et région pauvre prend alors toute sa dimension. Les missions ne seraient donc pas rendues de la même manière, d’une région à l’autre, d’un département à l’autre.

Date de publication : mardi 29 novembre 2005 par le webmaster


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